balades d'un couple franco-japonais…

Dieu que c’est beau!

Salut salut! Une fois de plus (la troisième depuis l’ouverture de ce blog), je voudrais consacrer un article à un jeu vidéo. Oui, je sais, ce n’est pas vraiment le sujet de prédilection de la plupart de mes lecteurs, mais après tout, cela fait aussi largement partie de la culture japonaise. Alors de quoi je veux te parler? Eh bien d’un jeu particulièrement attendu sur le vieux continent par les fans de titres qui font la part belle au côté artistique du vidéo-ludisme : El Shaddai : ascension of the Metatron. J’ai la chance de pouvoir jouer avant l’heure à certains jeux puisqu’ils sortent ici plus tôt qu’en Europe. Alors si toi aussi tu es impatient d’en savoir plus sur El Shaddai, et que les sites spécialisés ne t’ont pas offert suffisamment de renseignements, voici mon test personnel, qui t’éclairera un peu sur la qualité de ce jeu pas (du tout) comme les autres. Attention : article long et passionné!

Par où commencer? Il y a tellement de choses à dire! Pourquoi pas par le titre? Si comme moi tu ignores ce que signifie « El Shaddai », tu seras ravi d’apprendre qu’il s’agit d’un des noms de Dieu, à l’instar de « Yahvé » par exemple. Oui car notre histoire prends place dans l’Ancien Testament. Bien que ce jeu soit 100% japonais, le background est bel et bien Judéo-Chrétien. Alors essayons d’être un peu précis sans être ennuyeux. Le jeu est inspiré d’un texte ancien et controversé, appelé « Livre d’Henoch« . Ce texte fait partie du canon de l’Ancien testament de l’Église éthiopienne orthodoxe mais il est rejeté par les Juifs et n’est pas inclus dans la Bible dite des Septante. Il a été officiellement écarté des livres canoniques vers 364 lors du concile de Laodicée (canon 60), et il est considéré depuis comme apocryphe par les autres Églises chrétiennes. Voilà, ça, c’est dit!

I – C’est quoi c’t’histoire?

Pour cette aventure, tu vas donc incarner Enoch, qui, dans les textes officiels pré-cités, n’est autre que le 7ème patriarche, soit le fils de Lamech, le père de Matusalem, et donc l’arrière grand père de Noé, pour le situer par rapport aux personnages célèbres. Scribe pour le royaume céleste, Enoch va être guidé par les Archanges lors d’un voyage onirique et visionnaire. Il se trouve qu’une faction d’Anges se sont rendus sur Terre, et, au fil des âges, se sont entichés des femmes (comme on les comprend!). Le problème est qu’ils se sont livré au péché de chair avec elles, et ont enfanté des géants qui sont la représentation du Mal sur Terre. Dieu, bien entendu, n’est pas du tout content, et au lieu de faire réparation lui même, il dépêche Enoch, humain mais pur, guidé par les Archanges donc, pour aller annoncer leur prochaine punition aux rebelles. Le jeu reprend assez fidèlement ces aspects de l’histoire biblique. Évidemment, arrive un moment où il s’en sépare. Je précise ici que je joue la version PS3. Ce n’est pas capital, mais au moins, c’est dit.

Notre contact avec le Très Haut est assuré dans le jeu par Lucifer himself. Non non, Lucifer n’est pas un vilain pas beau, souviens toi que son nom signifie « porteur de Lumière » et qu’avant d’être déchu, il était l’Ange le plus beau et le plus important du Royaume de Dieu (on le confond toujours avec Satan alors qu’ils sont littéralement « le jour et la nuit », bref!). Notre Lucifer va nous expliquer ce qu’on doit faire, et assurer la liaison, à l’aide de son smartphone, avec l’instance supérieure.

Je ne sais pas si tu as déjà lu la Bible, ou certains passages, mais en général, les récits de l’époque sont plutôt allumés. On imagine sans mal que les substances illicites d’aujourd’hui étaient monnaie courante jadis, car les phrases sont souvent sans queue ni tête, et je ne parle pas des enchainements entre les « épisodes ». Je vais maintenant te donner accès au fameux Livre d’Hénoch, le vrai, enfin ce qui a pu en être sauvé et traduit. Pourquoi? parce que je crois que tu ne pourras bien comprendre le jeu que si tu as effectué toi même le voyage aux côté de notre héros. Si cette lecture (longue) te fait perdre conscience, tu peux toujours en sauter des passages, elle ne pourra pas être plus obscure de toute façon. Si tu es un vaillant, tu pourras donc lire ce récit ésotérique ici même. Bon courage!

Pourquoi est-ce important de connaitre le style narratif de la Bible pour comprendre El Shaddai? Simplement parce que Sawaki Takeyasu, directeur du projet, a entreprit de transposer en images les mots insensés de l’Ancien Testament. Tu parles d’un challenge! Il n’y a cependant pas de meilleur moyen, à mon avis, de laisser libre cours à son imagination pour créer des ambiances, des mouvements, des lumières, bref : des images! Et c’est bien là l’essence même du jeu vidéo : coupler l’image à l’interactif. Tu n’es pas naïf, tu sais que l’industrie de ce divertissement est la plus importante de nos jours, aussi, les développeurs ne prennent pas souvent de risques insensés. Quelques perles ont vu le jour durant la jeune Histoire du jeu vidéo, mais bien peu, comparé à la masse. On lit ici ou là qu’El Shaddai est un mélange entre Devil May Cry et Okami. Coupons court : c’est absolument faux. Seulement, si les sites spécialisés parlaient de références telles que Rez, personne ne comprendrait. C’est pourtant bel et bien de ce côté qu’il faut chercher une parenté.

Toutes les images que je te balance depuis le début de cet article (à l’exception de la première) sont issues du jeu. Tu remarques donc déjà que les décors, les styles sont plutôt variés, et clairement différents de ce que la plupart des jeux proposent. Et tu n’as encore rien vu! El Shaddai prend le parti de dire « on crée des images, donc on peut bien créer ce qu’on veut« . Et c’est parti pour l’ode à l’imaginaire. Notre ami Enoch ne traversera pas souvent de vrais paysages, mais bel et bien des ambiances, des lumières, des mouvements, tout au long de sa quête pour châtier les vilains pas beaux. Oui car si dans les textes il devait les prévenir et recueillir les doléances des anges déchus pour en faire rapport à Dieu (après tout, il est scribe le mec), ici il est envoyé pour leur botter les miches. Et comme un jeu vidéo (donc interactif) ne peut décemment pas se limiter à être une peinture, El Shaddai se plie en quatre pour entrer dans la case « action/plateforme ». Avec plus ou moins de réussite, il faut le dire.

II – De l’action? Juste un doigt, merci!

Commençons par le côté « action ». Effectivement, tu devras, tout au long de ton périple visionnaire (je rappelle, si tu ne l’as pas lu, que dans le texte original, Enoch a des « visions »), affronter un petit paquet de sbires malveillants. Pour cela, tu seras armé de 3 reliques sacrées. Ces armes, il te faudra les prendre des mains de tes ennemis, eux même équipés de ces 3 objets.

Les armes fonctionnent à la manière d’un triangle amoureux. L’arc sera plus efficace contre le bouclier, lui même plus efficace contre le rosaire (seul vrai rapport à Okami selon moi), lui même très adapté pour vaincre l’arc. Cette mécanique simple apporte en fait beaucoup d’intérêt aux combats, et ce n’est pas dommage. Effectivement, on peut supposer que le jeu sera très mal reçu par les fans absolus d’action et de combats au sens Beat Them All. Il est d’ailleurs étonnant de lire l’assimilation à Devil May Cry dont j’ai parlé plus haut, car en vérité je vous le dis, ceux qui s’attendent à ça seront déçus!

Autre point sensible, les combos. A l’heure où l’on ne jure plus que par le nombre de combos possibles (alors qu’on n’en utilisera tout au plus 3 pendant tout le jeu), El Shaddai opte pour un retour aux choses simples. Un bouton pour frapper (carré ou triangle au choix), un pour sauter (croix ou rond), un pour la garde (R1) et un pour purifier ton arme (L1, j’y reviendrai). Pour autant, Enoch ne dispose pas que d’un coup. La gestion des « combos », ou de ce qui s’en rapproche, se fait non pas par combinaison de touches, mais par gestion du timing. Or, rien ne te sera vraiment expliqué à ce sujet. A toi donc de découvrir les coups possibles! Hé oui, il existe encore des gens qui pensent inutile de mâcher tout le travail au joueur, et si, comme moi, tu as adoré découvrir des positions de Wanda sur Agro lors de tes parties de Shadow of the Colossus, tu pourras apprécier la volonté des développeurs. De plus, chaque arme offrira évidemment son petit panel de coups.

Seulement voilà, le nombre d’ennemis n’est pas mirobolant, surtout qu’il n’y a au final que leur style de combat (défini par l’arme qu’ils portent) qui compte vraiment. Si les skins des ennemis varient, on ne trouvera finalement que peu de diversité à ce niveau là. Mais pour palier à ce problème, Sawaki a eu l’idée assez bien vue d’intégrer un bon paquet de boss. En réalité, ils ne sont pas très nombreux, mais on les rencontre assez souvent. L’originalité, c’est qu’il n’est pas rare que le combat ne soit pas utile car perdu d’avance. Seulement voilà : tu n’en sais rien, alors tu te démènes comme un beau diable. Une façon originale de diversifier les combats, puisque lorsque tu vaincras enfin, tu n’en seras que plus heureux.

Enfin, revenons sur le triangle amoureux des armes. Pour moi, mine de rien, c’est l’aspect le plus intéressant des phases de combat. Tu devras sans cesse t’adapter, revoir ton approche, et varier tes attaques. Car non seulement, comme on l’a vu, l’efficacité des armes varie selon celles d’en face, mais surtout, ces reliques extirpées des mains des ennemis sont maudites. Tu dois donc avant tout les purifier (touche L1) pour leur conférer leur puissance maximale. Seulement voilà, plus tu tapes, plus l’arme s’use et se corrompt. Il devient très vite nécessaire de t’en procurer une autre pour optimiser tes coups. J’ajoute que les animations de prise d’arme des mains de l’ennemi sont tellement classes que rien que pour en voir une, on changera d’arme! La variété des combats ne vient donc pas ici d’une foule de sbires tous aussi bêtes les uns que les autres, ou d’une liste de combos possibles longue comme un jour sans pain, non! Ici, la variété vient de ton esprit, et des choix que tu fais. Pas bête, mais pas sûr que la foule de kikoolol qui attendent ce jeu accrochent au concept. El Shaddai propose donc de l’action, un peu parce qu’il en faut. Mais on la savourera comme on savoure un digestif : pas trop, mais souvent!

III – Plateforme interactive.

Abordons maintenant le côté « plateforme ». C’est là qu’El Shaddai convaincra le plus, à mon avis. Alors d’abord, il faut savoir que le jeu propose deux sortes de phases de plateforme. En 2D, et en 3D. Ces dernières ne sont pas faciles car les sauts de notre chevalier blanc ne sont pas toujours très précis (ce n’est pas une erreur, c’est une façon d’augmenter le challenge, mais qui ne plaira pas à tout le monde). On est là en pleine essence du jeu vidéo. Tout ce que tu as à faire : sauter! Oui, mais vite et bien, ou lentement mais précisément. Dans ces moments là du jeu, on pourrait être Mario plutôt qu’Enoch, et c’est bien pour ça qu’on aime la plateforme!

Quand je dis qu’on pourrait être Mario, j’exagère un peu. Ce n’est pas dans les Mario que l’on traversera des ambiances et des expériences synesthésiques telles que dans El Shaddai. Pendant ces phases, le jeu prend tout son sens : une excuse pour créer de l’image, et de l’émotion. Mais quelle maestria! Tu ne t’attendras jamais à ce que tu découvriras juste après ton dernier cri de surprise, ton dernier « ouahou la classe! ». Tu seras toujours cueilli. Pour ma part seul deux chapitres m’ont déçu, même si j’en ai compris le sens (un hommage dont je ne parlerai pas pour ne pas trop spoiler), mais dont l’originalité ne m’a pas parlé.

Outre le fait que ce soit beau, l’intérêt ici est aussi dans la surprise créée par les éléments de décors qui, tout à coup, deviennent des éléments de jeu (je pense par exemple à des vagues de nuages qu’on peut voir dans pas mal de vidéos déjà disponibles). Pratiquement tout ce qui a été fait en plateforme ces dernières années, et compris dans ce jeu. Les références vont bon train, et les créateurs ne se brident jamais avec une quelconque cohérence des décors. Le fil conducteur ici? On passe du coq à l’âne! C’est tellement plus amusant! D’ailleurs, tout compte fait, au vu de certains niveaux, on pourrait bien être Mario…

Tu l’as compris, le jeu ne boude pas son plaisir. De plus, et ce n’est pas rien, il offre un challenge très appréciable, tant lors des combats que lors des moments de plateforme. Tu auras tout d’abord le choix entre deux modes de difficulté : facile ou normal. Et crois, moi, le mode normal est déjà bien suffisant pour ta première partie, au terme de laquelle tu pourras tenter le difficile, voire l’extra difficile, bonne chance!

El Shaddai a aussi l’intelligence de se servir de certaines phases de plateforme pour raconter l’histoire. Plutôt que de longues cinématiques fastidieuses, tu pourras ainsi en apprendre plus, tout en t’occupant les mains. L’occasion surtout de fresques magnifiques. Ce n’est certes pas grand-chose, mais c’est une idée simple trop peu souvent utilisée dans ce monde du divertissement. Enfin un mot sur le son. Si j’ai beaucoup parlé des images, l’ambiance passe inévitablement par les sons, les musiques etc. Sur ce point très précis, El Shaddai est un sans faut absolu. Toutes les musiques, du menu aux chargements, des niveaux aux combats, sont absolument magiques. Parfois discrètes, parfois tonitruantes, les musiques emmènent l’action à merveille. De plus, elles ont des accents aussi variés que les décors. Inspirations africaines, grégoriennes, rock (ah les combats contre Armaros!!! juste incroyable!), il y a de tout, et souvent au moment où on les attend les moins, tu l’auras compris, c’est la marque de fabrique de ce titre.

IV – Bon, et ça va m’occuper longtemps tout ça?

Impossible de passer outre la question de la durée de vie, n’est-ce pas? Sans grande surprise de ce côté là, El Shaddai s’inscrit dans la tradition actuelle. Il te faudra environ 8 à 10 heures maximum pour venir à bout de ta première partie. Ce n’est pas énorme, mais en même temps, il faut bien avouer que 30 heures comme ça lasseraient plus qu’autre chose. En outre, le jeu est doté d’une assez bonne rejouabilité car, à la mode japonaise, une fois l’histoire rondement menée, tu auras accès à chaque chapitre, dans le mode de ton choix, avec la possibilité d’afficher une jauge de vie et un compteur de points (absent lors de la première session). L’intérêt? Obtenir le rang maximum dans chaque chapitre.

Le jeu lui même compte 11 chapitres, plus le chapitre 00, qui sert de préambule. Leur durée est variable, mais correcte, et ils renferment tous, ou presque, plusieurs « ambiances ». Idéal pour jouer une heure en rentrant du boulot, moins adapté aux nolifes qui tapoteront leur manette 6 heures d’affilée.

En outre, finir le jeu une première fois te permettra de débloquer deux nouvelles tenues pour Enoch, qui troquera alors son jean et son armure hommage à Hyoga dans Saint Seya, pour une armure digne de celle de Brad Pitt dans Troy. A ce propos, je trouve que notre cher Enoch est un mélange parfait entre Brad Pitt et Val Kilmer, selon les moments. Tu me diras ce que tu en penses…

V – Alors, au final, il vaut quoi ce jeu?

C’est bien ce que tu te demandes, et pour être complètement honnête avec toi, il m’est difficile d’avoir un avis tranché. Récapitulons : oui, le jeu est magnifique, bien que peu conventionnel dans son  mode de représentation. Oui, en y jouant, on s’amuse, on s’arrache les cheveux, on s’extasie, et parfois on est déçu. Oui, c’est un jeu intelligent qui utilise les codes de ce mode de divertissement d’une façon rare et donc dangereuse pour son succès. Non, ce n’est pas un très bon jeu d’action et non, ce n’est pas un jeu grand public. Oui, quand on a fini, on a envie de recommencer, de faire mieux. Oui, oui, oui, tes oreilles diront merci aux compositeurs! Non, il n’est pas à la hauteur de chef-d’œuvres tels que Shadow of the Colossus, Okami ou Rez (au niveau de l’inovation pure), mais oui, 1000 fois oui, il est audacieux. Beaucoup de grands jeux se servent de background mythologiques (God of War en tête), mais aucun n’avait jusqu’alors tenté le pari de traiter par l’image l’ambiance narrative propre aux écrits théologiques. De ce point de vue là, El Shaddai : ascension of the Metatron est clairement un chef d’œuvre. Reste à savoir pour toi si tu recherches des jeux qui font du sens par l’image, ou des jeux plus consommables. Enfin, et ce n’est pas rien, ce jeu m’a motivé à en apprendre plus sur la religion, à aller chercher des textes, à comprendre aussi l’intérêt de ces textes etc… Clairement un jeu qui vaut le coup de trôner dans ma collection (je ne me serais pas tapé tout cet article s’il ne valait pas le coup).

Vraisemblablement, une version européenne sera proposée (les trophées sont déjà en français, et dans le générique de fin, on voit les équipe de traduction françaises, italiennes, allemandes, anglaises etc…) seulement attention si tu es tenté par l’import : la version japonaise ne propose que le Japonais. Cela changera peut-être avec une mise à jour lorsque le PSN sera à nouveau en service, mais j’en doute (EDIT : confirmé! aucun changement…je vois même pas pourquoi j’y ai cru un instant!). A priori, attends plutôt la version française, au pire anglaise, car l’histoire est plutôt difficile à suivre voire impossible si tu n’est pas japonisant. L’histoire n’est sans doute pas l’intérêt majeur du jeu, mais il serait dommage de s’en priver bêtement. EDIT : une date Européenne vient d’être fixée : il sera disponible là bas le 9 Septembre 2011, voilà qui est dit!

Enfin, je tiens à signaler qu’après avoir pris des photos de mon écran pour illustrer cet article, et constaté à quel point elles étaient vilaines, j’ai pris toutes mes images et la vidéo qui suit sur le site officiel du jeu. Je te conseille la version japonaise pour les médias (bien plus nombreux), et la version anglaise pour les textes. Je te remercie de ta lecture, et espère t’avoir apporté des éléments de réponses si tu ne sais pas quoi penser de ce jeu. N’hésite pas à poser tes questions en commentaire, j’y répondrai avec joie. Je te laisse savourer un des trailer qui montre bien la diversité du jeu et son ambiance, maintenant que tu en sais un peu plus.

A bientôt et bon jeu!

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12 Réponses

  1. SoKeA

    ah ah tout cet article est ironique n’est-ce pas ?

    Alors voici mon avis critique sur ce « chef-d’oeuvre »…C’est étrange mais tout ce qui te plait dans le jeu ne me plait pas vraiment… J’espère que tu ne m’en voudra pas de donner mon avis.

    Pour commencer, je n’ai pas le jeu évidemment. Je me fie aux tests et aux vidéos trouvés par ci-par là, alors mon avis est à revoir (ou pas) si un jour j’ai la chance d’avoir la galette dans ma console. Mais franchement il ne me dis rien du tout et plus je m’intéresse à ce jeu (façon de parler) plus il me fais penser à une grosse blague céleste.

    J’avais entendu parler de ce jeu l’an passé au TGS. Il m’avais surpris déjà par son chara-design comment dire….très particulier…limite yaoi ! Et ça se confirme avec les vidéos qui circule…Les scènes entre Enoch et Lucifer sont…empreinte d’une bonne dose d’homosexualité latente à la japonaise. C’est même clairement affiché ou peut-être que j’ai les idées mal placés. Loin de moi de faire de l’homophobie, je ne suis pas comme ça, mais voir mon héros en slip…je m’en passse. Pourtant dans Ghouls’n Ghost ça le faisait bien.

    Le parti pris graphique sur les décors est par moment « surnaturel » (en rapport avec le thème, tu me diras). Vide mais plaisant quoique ressemblant plus à des ensemble de fonds d’écrans plutôt qu’a des décors de jeux vidéo et par d’autres moment frisant le ridicule. cf. tes images 6 et 7. WTF ? Qu’est-ce que c’est, des boudins, des capotes sur pattes ?
    Sérieux ! Et c’est fait par des ex de Clover-studio qui ont sortis Okami…LA blague. Je suis déçu.

    A la limite, on aime ou on aime pas le choix esthétique. Alors on va discuter jeu précisément.

    Qu’est-ce qui en ferais un bon jeu ? Ses parties plates-formes très imprécises ? Son coté beat-em-all minimaliste, avec des combats dans de minuscules arènes contre 3 pauvres gus récurent, les mêmes boss qui reviennent sans cesse, 3 armes seulement, un systèmes de combat trop basique… ? Certes la gestion des armes types pierre-feuille-ciseau est intéressant mais pourquoi s’être arrêté à 3 armes ?
    Pour moi ce n’est pas un jeu mais un délire mystique. Et au niveau du mysticisme…n’étant pas particulièrement érudit à ce sujet il se dit qu’on a droit à une belle petite réinterprétation qui pourrait se faire arracher les cheveux des plus férus Théologicien. A la limite, ce n’est pas grave.

    Mais ce qui est gravissime est que tu va oser exposer ce jeu dans ta ludothèque…

    09/05/2011 à 20:11

  2. D’abord tu as bien fait de préciser que tu ne l’as pas 😀

    Et ensuite merci d’avoir prit le temps d’expliquer ton avis, qui complète bien le mien. C’est exactement pour cela que j’ai bien précisé qu’il ne plaira pas à tout le monde. Tout dépend de ce qu’on attend d’un jeu. Visiblement toi et moi n’attendons pas du tout la même chose, c’est tout!

    En gros et pour répondre aux plus grosses bêtises que tu as dites 😀 😀

    Les « boudins ou capotes sur pattes » sont les Ephilims, et tu ne dois pas être grand amateur de Miyazaki, dans ce cas je comprends ton étonnement, surtout si tu penses que Lucifer et Enoch couchent ensemble.

    D’ailleurs, il n’y a rien de tendancieux entre Lucifer et Enoch, mais alors, vraiment rien!

    Les phases de plateformes ne sont pas imprécises mais difficiles.

    son « côté beat-them-all » n’est pas « minimaliste », il est inexistant, d’où mon incompréhension de ceux qui le comparent à DMC et autres, et la dangerosité de faire croire ça aux joueurs.

    Pourquoi s’être arrêté à 3 armes? Parce que ce n’est pas un Beat them all et que pierre-feuille-ciseau se joue avec une pierre, une feuille, un ciseau et pas de puits.

    Enfin « il se dit qu’on a droit à une belle petite réinterprétation qui pourrait se faire arracher les cheveux des plus férus Théologicien. » : ce qui n’est évidemment pas le cas des gros succès tels que GOW (et d’autres). Et je me permets de rappeler que j’ai donné le texte en lecture, pour que ceux que ça intéresse se fient à eux même et non aux théologiens du monde du jeu vidéo qui, comme chacun sait, ne sont pas les plus nombreux sur terre. 😉

    Maintenant le fait d’avoir fait un Master 2 sur les espaces dans le jeu vidéo et d’avoir passé ma soutenance en jouant à Shadow of The Colossus joue peut-être sur le fait que ce jeu trône dans ma ludothèque, et que beaucoup de joueurs ne comprendront pas pourquoi, ça, c’est fort possible! 🙂

    09/05/2011 à 20:37

  3. Harmony

    Ton article m’a donné envie de jouer et le commentaire de SoKeA a fini de me convaincre…Dommage que je ne puisses l’essayer avant mon retour en France mais je vais me renseigner dessus, merci pour cet article complet et renseigné ! (comme une bonne partie de ton blog, en passant et puisque c’est mon premier commentaire ici)
    Peut être rien à voir mais vu d’ici il me fait un peu penser à Bayonetta le côté bourrin for ever en moins

    10/05/2011 à 14:47

    • Bonjour Harmony et merci de ce premier commentaire! Ravi que nous ayons pu t’aider à te forger un avis! Tu es actuellement au Japon?

      Quoi qu’il en soit, le jeu est très éloigné de Bayonetta (j’adore ce dernier, et Sakura encore plus que moi :)), mais c’est une aventure qui se tente, selon moi, tu l’as bien compris! Bon retour en France, d’où que tu partes,e t qu’importe quand cela aura lieu… De toute façon la sortie Française d’El Shaddai n’est toujours pas officielle, ni datée, bien entendu… Tu auras donc du temps pour peaufiner ton avis 😉

      A bientôt!

      10/05/2011 à 16:01

  4. m8hrs

    Oui, je suis à Gifu pour encore 4 mois et demi !
    J’avais compris l’éloignement de Bayonetta mais c’est plutôt le travail sur le background ésotérique et l’exploitation un peu à part de ce dernier sujet qui me faisait un peu tiqué, deux jeux atypiques !
    Je ne rentre pas en France avant mi-septembre, je vais devoir patienter~

    10/05/2011 à 23:23

    • Oui j’ai vu hier sur tes pages que tu étais à Gifu! C’est bon de voir des gens ailleurs que dans la capitale! Je ne connais pas du tout ton coin, j’espère que j’y ferai un tour un jour ^^

      Ok pour Bayonetta, effectivement de ce point de vue là, on peut les rapprocher, mais leur traitement « religieux » reste quand même bien différent! Mi septembre en France? j’imagine que le jeu ne sortira pas là bas avant cette période de toute façon!! Bonne suite!

      11/05/2011 à 08:42

  5. Kyn

    Première chose qui m’a choqué, la ressemblance avec Brad Pitt dans Troy !! Dingue !! O_o

    Sinon je ne suis pas spécialement fan .. peut être le graphisme très différent de ce qu’on a l’habitude de voir.

    Puis bon en ce moment je me limite aux jeux DS :p

    14/05/2011 à 02:51

    • héhé en fait la ressemblance avec Brad se limite à une armure spéciale qu’on ne voit qu’au début je trouve. Le reste du temps, Enoch a beaucoup d’expressions vraiment très proches de Val Kilmer. Moi ça m’a fait bizarre…

      Après ça peut venir de moi parce que pour moi, Gabriel de Castlevania : Lords of Shadow aurait pu être le frère jumeau de Christophe Lambert… lol je fais peut-être une fixette qui sait?

      14/05/2011 à 09:40

  6. Mishima Kazuya

    Salut Niwatori ! Je ne sais pas si tu te souviens, on a échangé quelques mots sur Play3-live à propos de ce jeu. 🙂

    Juste pour dire que j’ai le jeu depuis quelques jours sur 360 (mais je vais tout de même l’acheter sur PS3 dès que la version Asie sous-titrée en anglais sort en juin). Ton article correspond tout à fait à l’impression que le jeu m’a laissé, je le trouve magnifique à tous points de vue (et même psychédélique par moments !). Seul bémol : qu’est-ce qu’il est DUR ! Mais qu’est-ce qu’il est DUR !!! Je le fais en normal, je viens de finir le chapitre 3 en m’arranchant les cheveux tellement la difficulté est poussée. Qu’est-ce que ça va être quand il va falloir faire tous les chapitres en Extra Hard ! Il va bien falloir, je chasse les trophées 😉 D’ailleurs, à ce propos, tu aurais une idée ou une indication pour savoir comment obtenir le rang G dans chaque chapitre ? Je veux dire, quelles sont les conditions ?
    Sinon, et bien, très beau jeu, l’originalité est au rendez-vous, les phases de plateforme en 2D donnent une brise de variété, excellente musique. Merci pour ton article. 🙂

    30/05/2011 à 17:45

    • Salut! Oui bien sûr je me souviens de toi, je n’échange pas très souvent sur P3L alors… 🙂

      Je suis ravi que le jeu te plaise, et c’est vrai qu’il est un peu tendu, mais quand tu te seras mieux fait aux styles de combat, ça devrait aller mieux… Bon la plupart des boss ne sont pas des cadeaux, ça c’est certain! Et puisque tu es un « badgeur » comme on disait à mon époque MMO, tu risques d’y passer un moment parce que le mode Hard m’a déjà fait abandonné lol (mais je ne suis pas très accroc aux trophées donc bon…)

      Pour le rang G, tu verras lors de ta deuxième partie que tu pourras afficher une barre de vie, ainsi qu’un compteur de points. C’est évidemment le nombre de points qui va determiner ton rang, et peut-être ton temps à finir le chapitre (il me semble qu’il y a le temps dans les « statistiques » de fin de chapitre. Je ne me suis pas penché très précisément sur les points eux mêmes, est-ce que les esquives, combos etc rapportent plus de points ou non? je ne sais pas. Mais il est fort probable que ne pas se faire toucher, frapper avec une arme au max (donc changer souvent) etc, joue sur les points.

      Pour te dire, je n’ai obtenu le G que sur le premier niveau, en difficile, les autres ont été sanctionnés de gros S, et je n’ai pas encore tenté bien plus loin (je suis sur la fin de Catherine, et là, c’est un autre challenge, bien plus élevé crois moi! :))

      Bon jeu! profites-en bien!! et n’hésite pas à revenir commenter cet article pour ton impression, ou tout autre si tu passes du temps sur mes pages! A bientôt, ici, sur P3L ou ailleurs 😉

      30/05/2011 à 18:17

  7. HELP

    Bonjour,

    J’ai une petite question sur le déroulement du jeu mais avant :
    J’ai aussi fait la folie de prendre un jeu en jap alors que je ne suis ni un grand fan de jeux ni des versions jap mais là une copine m’avait dit que s’était vraiment un véritable moment de poésie… Donc ok c super mais alors tout devient bien difficile pour des gens comme moi qui ne joue pas souvent et qui donc passe des heures pour tuer les boss. A ce sujet si quelqu’un peut me dire comment tuer le boss chauve-souris ce serait sympa.
    Merci

    27/06/2011 à 16:30

    • Bonjour! Effectivement, le jeu propose un challenge assez relevé, y compris pour les joueurs avertis comme moi. Pour la chauve souris, je ne peux pas vraiment te donner de conseil particulier si ce n’est ceux de base. Prends ton temps, esquive beaucoup, et utilise autant que possible les attaques spéciales avec ta barre de boost. Je ne me souviens pas des détails de ce boss, mais tu dois essayer toutes les armes, et trouver celle qui est la plus efficace (de mémoire c’est celle qui lance les piques, mais je ne suis plus certain). Etape par étape, tu en viendras à bout. Pense aussi que chaque arme offre une esquive différente. Là encore celle du « rosaire » est très efficace, rapide et sans surprise. Celle du bouclier est lente mais protège vraiment bien. L’arch a une esquive pourrie qui fait sauter et partir parfois dans une direction inattendue…
      Tu peux choisir et changer ton arme au cours du combat en utilisant les artéfact de couleur qui apparaissent (sur un forum, un joueur n’avait pas compris ce détail primordial). Le vert est le rosaire, le jaune est le bouclier, et le bleu l’arch. Frappe celui que tu veux, et tu pourras l’utiliser. C’est essentiel pour venir à bout des boss.
      Bon courage et bon jeu!

      27/06/2011 à 17:56

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