balades d'un couple franco-japonais…

Le Roi est mort, vive le Roi!

Bonjour! Aujourd’hui j’ai décidé de prendre un peu de temps pour te parler de ma lubie du moment. Ne sachant plus comment occuper mes moments libres entre les nombreuses démarches dues à mon émigration en préparation (et sur lesquelles je reviendrai bientôt pour ceux qui ne savent pas par quel bout commencer…), je suis toujours à la recherche de quelque occupation intéressante. Il y a quelques années, avec un de mes amis, nous occupions volontiers nos après-midi d’étudiants débordés en jouant de longues parties d’échecs. Mais mon ami a déménagé depuis longtemps, et avec lui sont parti nos parties. Alors à la quasi-veille de mon installation au Japon, je me suis tourné vers le cousin nippon de ce jeu de plateau que j’adore : le shôgi. J’ai d’abord pensé « jeter un œil aux règles » persuadé que, de toute façon, je n’y comprendrai rien… Et voilà comment je suis devenu addict. Mode d’emploi succin de ce jeu passionnant…

Lorsqu’on se promène au Japon, il n’est pas rare du tout de croiser dans les jardins publics ou les parcs par exemple, des assemblées de messieurs (la plupart du temps) d’un certain âge (la plupart du temps aussi), affairés à une partie de shôgi, comme sur cette scène que j’avais photographié en 2009 dans le quartier de Sumiyoshi lors de cette balade. Et s’il est de notoriété publique que le shôgi est une version japonaise du jeu d’échecs, on n’en sait souvent pas bien plus. En réalité, le shôgi est un cousin germain des échecs, tous deux descendant du même jeu. Mais le jeu nippon est un peu plus technique encore que le jeu d’échec. Explications.

Il est toujours délicat d’expliquer les règles d’un jeu complexe, ou qui peut sembler complexe quand on l’aborde pour la première fois. Ne désespère pas car, si on comprend bien chaque étape, cela est très abordable, et à la fin de l’article je te montrerai où t’entraîner si ça te tente. Vu les similitudes avec le jeu d’échecs, il va de soit que tu comprendras mieux si tu sais jouer aux échecs, mais même sans ça, c’est tout à fait à ta portée.

Le jeu :

Le but du jeu est le même qu’aux échecs, à savoir : prendre le Roi adverse. Le plateau de jeu (le shôgiban 将棋盤) est composé de 81 cases (9×9) sans distinction de couleur. Les joueurs possèdent chacun 8 types de pièces, qu’ils déplaceront à tour de rôle à raison d’un mouvement par tour. La première grosse différence du shôgi par rapport aux échecs, c’est que lorsqu’une pièce est prise à l’adversaire, elle ne quitte pas le jeu, mais est mise dans la réserve du joueur qui l’a emportée. Il pourra alors l’utiliser quand bon lui semblera en la « parachutant » sur le shôgiban au moment qu’il jugera le plus opportun et stratégique. Cette simple donnée confère au jeu une dimension tout autre qu’aux échecs, car à tout moment, le roi peut être menacé par une pièce qui ne figure pas sur le plateau. Chacune de tes pièces est donc une arme qui peut se retourner contre toi si elle t’es confisquée.

Pour cette raison d’ailleurs, les pièces du shôgi ne sont pas différenciées par des couleurs (blanc et noir aux échecs ou aux dames), puisqu’elles peuvent passer de main en main. Par contre, leur forme de flèche permet de savoir à qui est la pièce, la pointe étant tournée vers le camp adverse. Si le Roi est menacé, il y a « échec » (王手, ōte), mais, contrairement au jeu occidental, l’échec n’est pas annoncé. C’est au joueur menacé de s’en apercevoir, sous peine de subir au tour suivant un « échec et mat » (王手詰め, ōte-zume) cuisant.

Comme aux échecs, chaque pièce se déplace différemment sur le shôgiban, jusque là, tout va bien. Mais lorsqu’une pièce entre dans la zone de l’adversaire (les 3 premières lignes du jeu devant le joueur), elle obtient une « promotion ». Son mode de déplacement est alors changé. Il est donc très important de bien gérer les promotions, pour se défendre d’une pièce promue dans son camp, ou se servir efficacement d’une pièce promue qu’on a placé dans le camp adverse.  Dans la plupart des jeux modernes, la face « promue » de la pièce est gravée en rouge, alors que la face « normale » est en noir. Entrons maintenant dans le vif du sujet en détaillant les pièces et leur placement sur le shôgiban.

Voici l’objet du délit. Si tu es un fin observateur, tu dois être en train de penser que je me fou de toi quand je dis que les pièces ne sont pas différenciées selon le joueur, puisque tu vois bien sur la photo que ce ne sont pas les mêmes de chaque côté du plateau. Je vais donc te mettre « échec » en t’apprenant que les pièces du haut de l’image sont retournées, bien qu’ici, elles n’apparaissent pas en rouge.

Comme on vient de le voir, lorsqu’une pièce est promue, elle change de mode de déplacement, et donc de nom, de manière à être bien identifiée. C’est d’autant plus important que la plupart des promotions ne sont pas obligatoires. Dans le cas d’un jeu où toutes les faces sont noires, il faut faire attention de bien différencier une pièce promue d’une pièce « normale », sa seule position sur le shôgiban n’étant jamais une référence. Évitons l’explication des kanji de chaque pièce, de toute façon, en pratiquant, même sans lire les kanji, on photographie qui est quoi (et certaines versions électroniques du jeu proposent des pièces avec des dessins…) inutile d’ajouter de la complexité ici, et venons en à la présentation des pièces elles-mêmes.

Les pièces :

Sur la photo ci-avant, nous allons nommer les pièces de notre côté (en bas).

Sur la 3ème ligne, tu peux voir une ribambelle de pions, exactement comme aux échecs.

Sur la 2ème ligne, à gauche : le Fou, à droite : la Tour.

Sur la 1ère ligne : de gauche à droite : le Lancier, le Cavalier, le Général d’Argent, le Général d’Or, le Roi, puis idem dans l’autre sens, Général d’Or, Général d’Argent, Cavalier, Lancier.

J‘espère que tu ne surchauffes pas encore, car nous allons maintenant détailler les déplacements de chaque pièce, version normale, et version promue. Mais rassure toi, c’est pas si compliqué que ça. Chaque joueur commence donc le jeu muni de 20 pièces, et pourra, au fur et à mesure, augmenter son nombre de pièce, puisque chaque pièce prise à l’adversaire nous revient, et est placée dans la réserve en attendant qu’on décide de la parachuter.

Le Roi : Il est la seule pièce unique au début du jeu et qui le reste. On ne peut pas s’approprier le Roi adverse, évidemment puisque si on le prend, c’est qu’on remporte la partie. Le Roi ne subit pas non plus de promotion, puisqu’il est la pièce la plus importante et que rien ne surpasse le Roi. Il se déplace d’une case à la fois, dans n’importe quelle direction.

Voyons maintenant les deux pièces simples, c’est à dire en un seul exemplaire pour chaque joueur en début de partie, mais qu’il pourra doubler en prenant celles du camp adverse.

La Tour : elle se déplace uniquement horizontalement et verticalement, sans limite de nombre de cases et sans jamais sauter d’autres pièces.

Lorsqu’elle est promue, elle devient Le Dragon (ou roi-dragon). Elle se déplace alors comme la Tour ET le Roi combinés. Horizontalement et verticalement sans limite de cases, plus une case sur chaque diagonale.

Le Fou : il se déplace toujours en diagonale, sans limite de nombre de cases et sans jamais sauter.

Une fois promu, le Fou devient le Cheval, ou Cheval Dragon (attention ce n’est pas un Cavalier représenté par un cheval comme dans nos échecs!). Il conserve le mode de déplacement du Fou, et s’approprie celui du Roi en plus.

Le Fou et la Tour sont donc des pièces très importantes, tant pour l’attaque que pour la défense. Bien utilisées, elle couvrent beaucoup de possibilités. Il est possible d’obtenir celle de ton adversaire. Posséder 2 tours ou 2 fous peut s’avérer extrêmement efficace, alors attention à ne pas te les faire piquer non plus!

Viennent ensuite les pièces doubles, c’est à dire que chaque joueur possède en 2 exemplaires dès le début de la partie, mais qu’on peut également doubler en prenant celles de l’adversaire.

Le Général d’Or : il est le meilleur gardien du Roi, car il possède de nombreux angles d’attaque. Il peut se déplacer sur toutes les cases adjacentes, sauf les diagonales en arrière. Il ne peut pas être promu, et tu vas comprendre pourquoi bientôt.

Le Général d’Argent : lui aussi terriblement efficace, le Général d’Argent peut se déplacer sur les trois cases devant, et les deux cases en diagonale arrière.

La forme promue du Général d’Argent est appelée Argent d’Or (aaah douce traduction française…). Elle est intéressante pour nous parce que, justement, elle n’est pas très intéressante. Comme je l’ai évoqué plus haut, les promotions ne sont pas obligatoires (sauf quelques cas particuliers sur lesquels nous reviendrons). Hors si la plupart des promotions améliorent grandement les déplacement des pièces, passer d’un Général d’Argent à un Argent d’Or (qui a les mêmes attributs que le Général d’Or, tu vas voir que c’est le cas pour toutes les pièces doubles) n’est pas forcément pratique. le Général d’Argent possède 2 solutions de repli, alors que sa forme promue ne lui en laisse plus qu’1. A toi de voir selon ton jeu, mais il peut être bon de ne pas accepter la promotion…

Le Cavalier : comme notre cavalier aux échecs, celui du shôgi peut se déplacer en formant un L, mais contrairement à son cousin, il est beaucoup plus limité. Il ne peut effectivement aller que vers l’avant, et de 2 cases devant, 1 sur le côté (droite ou gauche).

Sa forme promue est appelée Cavalier d’Or. Cette promotion optionnelle devient obligatoire quand il atteint la dernière rangée (sinon il ne pourrait plus bouger), et lui confère les mêmes capacités qu’un Général d’Or, il ne peut donc plus sauter les autres pièces, mais être plus libre de ses mouvements et surtout reculer.

Le Lancier : disposé dans les deux coins inférieurs du camp, le Lancier ne peut avancer que vers l’avant, sur sa ligne, sans limite de nombre de cases, mais sans sauter de pièces. Cela peut sembler assez peu utile puisqu’il ne change jamais de colonne, mais si tu récupère ceux de ton adversaire, te voilà avec 4 Lanciers qui couvrent 4 colonnes. Combinés à une Tour, cela peut construire un rempart efficace.

Le Lancier d’Or : une fois promu, le Lancier rejoint ses petits camarades en terme de déplacement, il devient un avatar de Général d’Or. Sa promotion optionnelle devient obligatoire lorsqu’il atteint la dernière rangée, pour les mêmes raisons que le Cavalier. Sa forme promu lui permet de reculer alors que sa forme normale le laisserait dans son coin à tout jamais.

Enfin, nous avons la pièce en 9 exemplaires pour chaque joueur en début de partie, et qu’on peut évidemment prendre à l’adversaire : le Pion.

Le Pion : Il avance uniquement sur la case devant lui. Le pion prend également sur la case devant lui, contrairement aux échecs occidentaux.

Une fois promu, le Pion devient le Pion d’Or. Comme les autres pièces, il prend les caractéristiques du Général d’Or. Sa promotion optionnelle devient obligatoire et immédiate quand il atteint la dernière rangée (sinon il ne pourrait plus bouger), cependant la promotion a généralement lieu dès que possible.

Voilà pour les pièces. Un bref récapitulatif des manoeuvres propres au shôgi s’impose :

Les particularités :

Le parachutage : tu peux remettre en jeu toutes les pièces que tu a pris à ton opposant. Quand vient ton tour de jouer, il te suffit de poser une des pièces de ta réserve sur n’importe quelle case vide du shôgiban, sauf pour un Pion qui lui, ne peut être disposé que sur une colonne où tu n’as pas déjà un pion non promu. En outre, il y a quelques détails à noter concernant le parachutage :

  • la pièce parachutée est toujours remise en jeu sous forme non promue ;
  • la pièce doit pouvoir se déplacer depuis cette case : il n’est pas possible de parachuter un Lancier ou un Pion sur la dernière ligne, ni un cavalier sur les deux dernières lignes ;
  • la pièce parachutée peut mettre en échec le Roi adverse, voire le mater ; mais il n’est pas autorisé de mater le Roi en parachutant un Pion (faut pas rêver, un Pion ne pourra jamais mater un Roi…

La promotion des pièces : les trois dernières lignes en face de chaque joueur constituent le camp adverse, ou zone de promotion. Lorsqu’une pièce s’y déplace, y entre ou en sort, , elle peut être promue (à l’exception du Roi et des Généraux d’Or). La promotion n’est pas obligatoire, mais elle a lieu dans la grande majorité des cas. Elle devient cependant obligatoire si ne pas promouvoir la pièce la rendrait incapable de bouger. Ainsi, un Lancier arrivant sur la dernière ligne doit être promu.

Parachuter une pièce dans le camp adverse n’est pas un déplacement, et la pièce est donc parachutée non promue. En revanche, si cette même pièce se déplace ensuite dans le camp adverse (ou y entre ou en sort), elle pourra être promue.

Il va sans dire que ces simples différences avec les échecs changent complètement la donne. D’abord le nombre de possibilités et de coups passe de 10 puissance 123 pour les échecs à 10 puissance 224 au shôgi. Mais surtout, la stratégie défensive est beaucoup plus intense. La partie commence souvent par une douzaine de coups qui établissent une solide défense. Il ne faut jamais oublier qu’une pièce qui t’est enlevée est une arme de plus contre ton Roi. De plus, le fait de gérer les promotions ajoute encore un peu de stratégie.

Où jouer?

Si toi aussi tu es tenté par le shôgi, sache qu’il existe plusieurs applications sur ordinateur pour jouer, via des serveurs, avec classement etc, ou simplement contre un programme. Comme je l’ai dit plus haut, il existe des programmes où tu trouveras des pièces de shôgi avec dessin, de façon à te familiariser avec les pièces sans la difficulté des kanji. Certains proposent aussi des guides de déplacement, ce qui est franchement appréciable quand on débute! Tu pourras trouver une version d’essai d’un tel programme ici : http://www.genedavissoftware.com/games/ mais tu devras acheter la version complète pour plus d’options (pièces traditionnelles, désactivation du guide etc…) Le programme est plutôt bien fait, les difficultés ne sont pas élevées, parfait pour commencer.

Tu peux aussi télécharger gratuitement un jeu de shôgi pour Windows, qui propose de jouer contre un programme d’un bon niveau, sur ce site : http://www.geocities.jp/bonanza_shogi/. Là par contre, pas de guide des pièces, pas de possibilités d’afficher des images etc… le site est en japonais, mais tu n’auras aucun mal à comprendre comment télécharger et utiliser le fichier (au cas où, demande moi!)

Enfin, si tu es sur Mac, il existe ce site, dont je ne peux rien dire, puisque je suis sur PC… http://www.macshogi.com/ Mais je suis sûr que tu peux trouver d’autres pistes en fouillant un peu sur le net, même si le shôgi n’est pas aussi représenté qu’il le devrait (de cette côté de la planète en tout cas).

J‘espère que ce très long et fastidieux article t’as donné envie de découvrir un nouveau jeu, et t’aidera à te référer aux règles de base lors de tes premières parties. Moi je suis devenu réellement accro, et je projette déjà d’acheter un beau plateau de shôgi une fois rentré au Japon, Sakura ne joue pas, mais elle a déjà envie d’apprendre! Le comble, c’est moi qui vais l’initier!

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8 Réponses

  1. Trop fort. Chuis impressionné. Je ne savais pas que tu y jouais. Je n’y connais rien mais j’adore les échecs.
    Allez j’avoue, comme j’ai pas le temps de tout lire, tu m’apprendras quand tu seras là ?
    😉

    18/01/2011 à 15:00

    • C’est marrant, en rédigeant l’article, je me suis demandé si tu y jouais, t’imaginant assez bien jouer aux échecs!

      Je me suis mis au shôgi depuis peu alors je galère encore pas mal pour comprendre les stratégies défensives (les châteaux), mais c’est vraiment intéressant! J’espère bien qu’on aura l’occasion d’une partie, Avec un peu de chance j’aurai peut-être l’avantage parce qu’aux échecs, je n’ai jamais fait d’étincelle, malgré tout l’amour que j’ai pour ce jeu! 🙂

      18/01/2011 à 15:08

  2. Kyu

    Alors là chapeau bas. Moi qui, d’une manière générale, n’aime pas particulièrement les échecs (mais j’y joue de temps en temps…nan, rarement en fait XD), j’ai trop envie de tester le shôgi après avoir lu cet article :D!

    Malheureusement, mes cours et mes quelques passe-temps ne me le permettent pas (j’ai déjà une liste monstrueuse de choses à faire quand j’en aurai le temps XD), mais si l’occasion se présente, j’hésiterai pas à éssayer ! Ça a l’air vraiment intéressant =)

    Une bien belle présentation ma foi ^^!

    18/01/2011 à 18:35

    • Merci!
      C’est sûr que c’est un jeu qui demande du temps. L’apprentissage des règles, finalement, c’est rien, mais maîtriser les techniques (même de base) c’est déjà autre chose! (je commence à battre régulièrement le programme de niveau moyen, de Gene Davis Software, mais sur Bonanza, pas moyen! :)), mais si on aime les jeux de stratégie et de patience, je dois dire que j’y prends beaucoup plus de plaisir qu’aux échecs!

      18/01/2011 à 18:56

  3. kyn

    Très intéressant cet article !! Je connais le shogi de visu via mes animés (Ranma 1/2 par exemple entre les pères de Ranma et Akane) 😉
    Mais je n’avais jamais été cherché une quelconque explication, ni trouvé de blog en parlant 🙂
    Merci à toi pour cette découverte et explication 😉

    18/01/2011 à 18:44

    • Merci Kyn, effectivement le shôgi est très représenté dans les animés ou les manga car c’est un jeu extrêmement pratiqué au Japon, imagine toi qu’il y a plus de 15 millions de licenciés! (pour moins de 200 pros!)Par comparaison, il y avait en 2009 en France 2 225 595 licenciés de Football (et ça, c’était avant les funestes évènements d’Afrique du Sud :D)
      Quand je dis au début de l’article qu’il n’est pas rare de voir des joueurs dans les parcs, je devrais plutôt dire qu’il est rare de trouver un parc sans joueurs de shôgi! 😀

      18/01/2011 à 19:01

  4. H.G

    C’est un peu l’explication du jeu dans l’excelllllllllentissime KAAMELOT, par ce nase de chevalier.Heureusement que je ne suis ni son copain, ni tenancier de taverne, sinon j’aurais du souci à me faire………..

    20/01/2011 à 22:15

    • Est-ce que tu sous-entends que mon explication vaut celle du chante sloubi ou du cul-de-chouette? Il me semblait pourtant être plus clair que ça! 🙂

      Oh! Et Perceval n’est pas un nase, mais un génie incompris, et ça, c’est pas faux!

      20/01/2011 à 22:39

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