balades d'un couple franco-japonais…

L’amer intérieur.

Dernier article consacré à notre week-end de folie en mer intérieure de Setô, sur les sentiers de l’Art (un peu) et de la ruralité (beaucoup). Si j’ai plutôt bien esquivé jusque là les expositions payantes disséminées sur les îles de la mer de Setô, leur préférant la visite des patelins et des îles elles même, pour ce dernier jour, je crains de ne pouvoir y couper. Cette fois, nous nous rendons à Naoshima, noyau central de ce festival d’Art contemporain, et véritable île-oeuvre. Nous voulons visiter aujourd’hui un des 3 grands centres d’Art contemporain installés sur ce petit bout de terre, voire plus, et, bien entendu, il est hors de question pour moi de repartir sans ma petite balade campagnarde du jour. Alors en route pour cette dernière journée, et n’oubliez pas le guide!

Laisse moi d’abord planter le décors en te faisant un petit topo sur l’île elle même… On va essayer de faire simple, et si tu veux plus d’info, je te conseille cet article en pdf qui explique très bien le concept de l’île. En gros, cette île abrite trois grands centres d’Art moderne et contemporain, et invite chaque année des artistes du monde entier à séjourner dans divers pavillons. Les artistes invités produisent une oeuvre qui sera installée sur l’île, rendant le lieu vivant contrairement à la majorité des musées qui ne font que proposer des expositions temporaires. Chaque passage ici t’assure presque de découvrir une nouvelle oeuvre. L’endroit et évidemment très touristique, d’autant plus en ce moment où se tient le Setouchi International Art Festival… Nous n’avons pas l’intention de tout voir, je dirais même que nous sommes venu pour un des trois musées : le Chichu Art Museum, le plus récent… Mais si tu crois qu’on vient ici au musée comme au moulin, tu te trompes! J’ai déjà raconté une expérience de visite de musée lors de mon dernier passage à Kyoto, mais j’étais loin de me douter que ma compétence interculturelle allait encore être mise à mal…

Nous débarquons au port de Naoshima à 9h40, un bus à 100 yens, plein comme un oeuf, nous emmène au point de vente de tickets pour le Chichu Art Museum. Nous faisons donc la queue pour nous voir remettre un petit papier sur lequel est inscrit 14h45. Il est 10h, aussi je ne comprends pas bien à quoi cet horaire correspond. Saori me précise alors qu’il s’agit de l’heure à laquelle nous devrons revenir ici, pour faire la queue qui nous permettra d’acheter nos billets pour le Chichu Art Museum… Nous venons donc de nous farcir 25 minutes de « pré-queue ». Ah?… Bon!… Et du coup maintenant on fait quoi? Bein on se promène… Le problème c’est qu’ici on circule en bus, gratuits ceux là, mais toujours plein comme des barriques. Nous on préfère battre la campagne avec nos guiboles… Nos pas nous mènent à un autre musée : le Lee Ufan Museum.

Si tu as lu l’article en pdf, tu sais maintenant que toute l’île est sous la houlette du grand architecte Tadao Ando, grand maître dans le bâtiment en béton. Le but de chaque édifice est de se fondre dans la nature, d’en être une sorte de prothèse, d’extension. Ce musée l’illustre parfaitement, à tel point que Saori et Sakura n’ont d’abord pas compris ou se trouvait l’entrée! (en l’occurence sur la première photo, c’est le grand mur du fond, et sur celle ci, c’est le mur à gauche, qui est en fait un immense couloir en U).

Photos interdites à l’intérieur, et pour tout dire, je n’y suis même pas entré. Nous avions deux passes gratuits pour ce musée, et plutôt que de partager le prix de la troisième place en 3, j’ai préféré laisser entrer les filles et aller m’assoir  dans l’herbe près d’une famille en pic nic dont les deux petites filles m’ont ensoleillé la journée par leurs regards étonnés envers moi et leurs rires à mes grimaces. Les filles ressortent, nous repartons en balade, direction la plage un peu plus loin.

Joli point de vue, aux ressemblances étonnantes avec les plages corses. Les filles sont prêtes à continuer la promenade sur la route, mais  évidemment, j’avais déjà prévu de descendre sur la plage! Elles n’ont pas deviné pourquoi! Et toi? as-tu repéré ce que je voulais aller voir de près pour une belle photo?

Bien sûr! Trop classe la vieille coquille de noix noire abandonnée! Tournée vers cette mer qu’elle ne rejoindra sans doute plus jamais, relégée au rang de banc pour les touristes… Comment ne pas shooter ça? Avec un petit noir et blanc pour gommer la différence entre la mer et le sable, et hop! Cette expo là ne coûte pas un rond… Chacun voit midi à sa porte…

On en profite pour un petit tour de la plage, y a pas à dire, ça sent l’été et les vacances (je veux faire rager aucun français, mais  je rappelle que c’était il y a 3 jours…). Nos ventre commencent cependant à crier famine, nous quittons donc la plage pour rejoindre le centre nerveux de Naoshima : le Benesse House Museum. Ici, au bord de la plage, il y a le musée, le restaurant, la boutique de souvenir, et quelques oeuvres produites par des invités, dont une particulièrement célèbre, nous y reviendront. Pour l’heure nous dégustons un copieux curry avant de nous mettre en marche digestive sur la plage, regardant les arbres changer de couleur, un ancien torii à moitié enfoui dans le sable se faire recouvrir de coquillages, les enfants jouer les fesses à l’air etc…

Si tu tapes « Naoshima » dans google image, je gage que tu tomberas sur une centaine de photos d’une grosse citrouille jaune et noire, oeuvre de Kusama Yayoi, devenue quasiement le symbole de l’île, pour ne pas dire son phare. La citrouille en question est harcelée par les touristes et il s’avère assez difficile de prendre une photo d’elle seule…mais en louvoyant un peu, et en profitant des touristes les plus vicieux venus photographier l’oeuvre par voie maritime, on peut obtenir une image pas trop sale…

C‘est pas une blague, le bateau est vraiment venu au bord pour que son équipage mitraille la citrouille… L’ambiance autour de l’oeuvre est donc très agitée. Photos de groupes, familles, gros plans, acrobaties devant le cucurbitacé et j’en passe. Et puis il y a ceux que la citrouille n’interesse pas, comme cette petite fille, là, au bord de l’eau, qui attend probablement que ses parents aient fini les photos de potiron. Et en la voyant, la courge perd un peu de son aura, on a envie de regarder au delà aussi.

Après cette étude approfondie de l’Art léguminaire, nous nous remettons en marche pour aller chercher un petit « jinja » (un temple shintô) qui, parait-il, est joli, et à quelque 20 minutes de marche seulement. Nous quittons donc le Benesse House…

Et nous nous retrouvons presque immédiatement en plein coeur de la campagne la plus campagnarde… petits étangs couverts de fleurs violettes, coccinelles en monochrome façon Pierre Soulages et récolte du riz en famille…

En voyant cette petite fille jouer toute seule avec le riz coupé pendant que ses parents font la récolte, on se demande si elle n’attend pas une camarade de jeu. Il y en a une potentielle à 500 mètres de là, au bord de l’eau. Malheureusement 500 mètres ici, c’est tout un monde.

C‘est ce que je me dit en passant mon chemin, loin de me douter que l’île n’est pas si sectaire que ça. Jusque là je pensais que l’Art avait son coin, et la vaie vie était partout ailleurs sur l’île, là où habitent les gens. Mais le petit jinja en quête duquel nous nous sommes mis, va me prouver qu’ici, même les lieux de prière reclus dans les collines (il nous aura fallu faire grimpette pour atteindre le fameux temple), sont accordés au style de Tadao Ando et de son épuration par le béton…

Très sobre, le temple me rappellerait presque le centre social de ma ville natale… drôle d’impression, je suis comme scié par cette vue. Après tout, même quand on adore les temples (et je commence à en avoir visité quelques uns) on pense toujours au fond « ouais bein c’est un temple quoi! Quand t’en a vu un… » Même s’ils sont tous différents, ce sont quand même bien tous des temples… Et voilà que tout mon schéma se voit cassé en deux par ce centre social théologique! Je l’ai trouvé relativement moche, mais drôlement constructif du coup!

Il est enfin l’heure de retourner faire la queue pour acheter nos billets pour le fameux Chichu Art Muséum, et sur le chemin bordé de fleurs étrangement ressemblantes à des fraises, je commence à me demander si la visite va valoir l’attente…

Encore 30 minutes pour obtenir nos sésames, et nous voilà devant le centre que tout le monde veut visiter. L’architecture est du même style que le Lee Ufan Museum, tout en béton, en longs couloirs et en épuration. Je sais déjà que ce musée abrite notamment 4 grandes toiles de la série des Nymphéas de Monet, et j’ai hâte de voir comment elles s’incorporent au décors, elles qui ont été réalisées spécialement pour le musée de l’Orangerie de Paris. Ici aussi, les photos sont interdites, mais voici quelques images glannées sur le net…

source de l’image

Nous entrons donc dans ce gigantesque espace artistique, et, rapidement, nous nous retrouvons à faire la queue pour avoir le droit de retirer nos chaussures et entrer dans la salle des Nymphéas. Un agent est là, vêtue tout de blanc, et elle nous permet ou non d’avancer selon le nombre de paires de pantoufles disponibles. Quand enfin nous sommes duement équipés, nous entrons dans une vaste pièce dont le revêtement au sol est une grande mosaique de petits carreaux de céramique blanche… L’impression d’aller à la piscine est forte.

source de l’image

La pièce présente les toiles, dont il est inutile de narrer la beauté. Nous contemplons les toiles, j’explique au passage à Saori que Monet, pour peindre ces monuments dans son petit atelier avait installé un immense miroir derrière lui qui lui permettait de contrôler avec le recul nécessaire l’avancement de son travail, en se retournant simplement. Nous rendons nos souliers pour passer dans la pièce voisine. Mais là, un autre agent nous arrête. Elle nous signale qu’il faut aller faire la queue là bas, et nous indique une queue de 20 mètres de long! Nous nous exécutons (non sans râler en ce qui me concerne) et au bout d’un petit quart d’heure d’attente dans le couloir sans lumière, on nous explique que le groupe qui va pouvoir entrer ne dispose plus que de deux places… Voulons nous nous séparer ou bien laisser la place aux deux jeunes filles derrière nous? Bien entendu, nous cédons la place et reprenons un peu notre attente, observant tout ces agents en blancs qui commencent serieusement à me faire penser à du personnel d’hôpital psychiatrique, voire carcéral…

Quand enfin on nous donne le top départ, nous nous retrouvons dans un petite pièce, genre salle d’attente, avec notre petit groupe de 10 personnes. Là une autre gentille dame en blanc nous demande de porter nos sacs à dos sur le ventre, de retirer nos chaussures et d’entrer dans la pièce suivante… Va-t-on enfin découvrir une oeuvre d’art ou sommes nous, nous même au coeur d’un nouveau concept d’aliénation mentale? Nous entrons dans la pièce. Un grand escalier noir eben mène à une ouverture dans le mur, et ce qui semble être une autre pièce éclairée de bleu. On nous demande de s’aligner contre le mur, et d’attendre. Un agent s’approche de moi et me tend une feuille plastifiée sur laquelle figure des instructions en diverses langues, dont le français. Je lis ainsi :

« Pour apprécier l’oeuvre de « machin » (avec tout ça j’en ai oublié son nom!), veuillez procéder comme suit :

– Montez les escaliers par le centre

– Une fois dans la pièce, ne touchez à aucun mur

– Arrêtez d’avancer si l’agent vous le demande

– Lorsque l’agent demande de sortir, ne restez pas plus longtemps

– Suivez toujours les indications de l’agent »

etc etc, j’en oublie…

On sait qu’au Japon, c’est le pays des interdits, des panneaux rouges et des gens payés à seulement vous dire « attention à la marche » en bas d’un escalier, mais là, ça prend des proportions un peu gênantes dans le cadre d’une appréciation d’oeuvres d’Art, et selon l’idée que je me fait de l’Art. Bref! Quand on entre dans la pièce, l’air semble chargé de brume. Le mur du fond, cerné d’un néon bleu semble très éloigné. Lorsqu’on nous permet d’avancer, on se rend compte que le sol est incliné vers l’avant, et que le mur du fond n’est pas de la dimension perçue. On avance puis l’agent (encore une nouvelle) nous demande de s’arrêter, puis de nous retourner. Comme de bons petits condamnés, nous nous retournons et découvrons avec stupéfaction que l’entrée par laquelle nous sommes arrivés semble avoir disparu au profit d’un écran opaque, comme un écran de cinéma ou une vitre de douche embuée. L’effet est impressionnant. Nous contemplons, nous contemplons, nous contemplons…et l’agent nous demande de partir. en se rapprochant de l’ouverture, l’escalier réaparait (pas seulement à travers la brume mais aussi parcequ’on remonte la pente) et nous pouvons partir.

Pardon pour cette description un peu lourde, mais impossible de faire plus simple. Dans la pièce suivante en revanche, rien de plus facile. Une pièce carrée, cerclée de bancs de béton directement sortis des murs, et une ouverture carrée dans le plafond qui nous permet de simplement observer les nuages… Je remercie le ciel qu’il fasse beau aujourd’hui, et quitte la pièce.

Enfin, nous arrivons à la dernière oeuvre du musée (oui déja), la 4ème pièce, et nous faisons notre petite queue traditionnelle. L’agent en charge de ce secteur (un homme cette fois) nous demande d’entrer un par un dans la pièce (à cette heure, je n’ai toujours pas compris pourquoi) et j’attends donc mon top départ comme Jean-Claude Kili en 68. Ca y est, c’est mon tour, j’entre…

source de l’image

Vu d’en bas… c’est joli mais bon… alors on monte…

source de l’image

Et vu d’en haut… bein finalement je trouve ça moins joli d’ici… alors on redescend et on s’en va.

Bon ok lecteur, si tu es un afficionados de l’art contemporain, tu vas peut-être penser « ohlala mais il a rien compris lui! », et je ne pourrais que te donner raison. Je l’ai dit et je le répète, ma formation est celle d’un placticien, mais je n’ai pas pour autant la clé de l’Art ni même l’envie de trouver un sens et un intérêt à chaque oeuvre. Je me doute que si c’est là, c’est que la qualité n’est pas à démontrer. Ce qui me chatouille par contre, c’est que si je n’ai pas apprécié cette oeuvre, et pas beaucoup plus les autres, c’est que j’ai surtout l’impression d’avoir été tenu en laisse pendant une heure, et que ça m’a passablement gonflé. Loin de moi l’idée de faire le procès du mode de visite propre à ce lieu (et particulier surement aussi vu le nombre exceptionnel de visiteurs), mais j’en ressort clairement amer et frustré. Un autre genre de choc culturel après la visite du musée à Kyoto, et je commence à me demander si je trouverai une présentation artistique qui me permettra de retrouver mes repères et ma façon d’apprécier l’Art muséal.

C‘est malheureusement sur cette frustration que nous devons quitter l’île et regagner nos pénates, le week-end est fini et 4 heures de train nous attendent pour retourner sur Osaka. Sur le bateau qui quitte Naoshima, j’ai déjà oublié le Chichu Art Museum, mais repense à deux petites filles et une carcasse de barque.

Et lorsque Honshu se montre, baignée de la lumière de fin de journée, nous laissons derrière nous les jardins sous la pluie, les villages endormis, les rizières en terrasses, les crabes rouges et les Tokoroken offerts gracieusement, les cérémonies de thé embarrassantes et les pièces de Kabuki conviviales. mais nous rapportons avec nous toutes ces images et ces souvenirs, bien plus forts qu’une boule dans un escalier.

Au revoir la mer intérieure, et merci!

 


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9 Réponses

  1. Salut!
    Ca m’a rappelé des souvenirs… Moi aussi je suis allé à Naoshima. Il y avait moins de monde mais je n’ai pas fait le Chichu museum… et je ne le regrette pas gràce à toi!
    Par contre j’ai vu plein d’autres trucs. Voici le lien sur mon propre blog (il y a plusieurs articles sur Naoshima)
    http://akaiblog.blogspot.com/search/label/Naoshima
    En tout cas j’en suis venu à la même conclusion: petite ile sympa, dommage qu’elle soit bétonnée par ces soi disant artistes…
    Merci de me faire partager ta vie au Japon: là aussi ça me rappelle de bons souvenirs…

    15/10/2010 à 11:18

    • Niwatori

      Merci! Très honnoré de te voir parmis mes lecteurs, j’ai souvent parcouru ton blog, et j’ai vu sur « le Japon et moi » qu’on parlait de toi sur les articles concernant Shôdoshima et Naoshima, je comptais bien aller voir ta version de l’histoire!

      15/10/2010 à 12:44

  2. Veinard ! Je n’y suis pas encore allé… j’ai vraiment envie de visiter cet endroit !

    (Et avec tes titres, tu fais une édition limitée numérotée après, genre « Mes best-of’ ? :mrgreen: )

    15/10/2010 à 15:52

  3. Niwatori

    Franchement, je conseille le déplacement bien entendu, mais à la lecture des 3 articles, tout le monde aura compris que Teshima m’a apporté beaucoup plus de Naoshima… En tout cas pas fâché d’avoir eu beau temps, c’était pas gagné!

    Quoi mes titres? Qu’est-ce qu’ils ont mes titres? 😀 Bon j’avoue ils ne sont pas tous medaille d’or du meilleur jeu de mot, mais j’essaye toujours que le lecteur, à la seule vue du titre se dise « ah? de quoi il va me parler avec ça? » et que ça ait un minimum de sens avec ce que je raconte… Mais maintenant que tu le dis…un p’tit best of… je vais y penser 🙂

    15/10/2010 à 16:43

  4. kyn

    On a vraiment l’impression de se balader avec toi, c’est fou ^___^
    Très poétique tout ça 😉

    06/11/2010 à 16:41

  5. Je relis ton article.
    En fait le bateau abandonné n’est pas du tout « abandonné ». Lui et l’autre épave jaune non loin font écho à une oeuvre dans la Benesse House. Quand tu la visites, tu vois l’oeuvre, puis tu avances un peu et blam, tu vois la réalité au loin. 🙂

    22/06/2011 à 19:55

    • NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOoooooooooooooooooooooooooooooooooooooonnnnnnnnnnnnnnn! Arrête!!!!! Ce bateau était le symbole pour moi de toute la beauté magique de l’œuvre qui n’en est pas une… l’opposition parfaite à ce que j’avais dans mon dos! L’oxymore de mon dégoût à ce moment là de l’Art élitiste qu’on aime parce qu’on ne le comprend pas… Tu viens de me péter les rotules, et si je n’étais pas assis, je tomberais comme un vulgaire soufflet râté…

      Je vais me pendre…. ^^
      David m’a tuer

      22/06/2011 à 19:59

  6. LOL. Désolé…

    Perso, c’est dans ces moments-là que je préfère l’art, quand il se mélange et se confond avec la réalité et qu’il n’est pas enfermé dans un musée ou une galerie. (c’est d’ailleurs un des rares trucs que j’aime dans la Benesse House pour cette raison). 🙂

    22/06/2011 à 20:03

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